LE PATRIMOINE DE SALAMINA À L'OCCASION DU 200E ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION
Nichée au cœur des Andes colombiennes, cette ville emblématique fut un épicentre culturel et politique d'une importance fondamentale dans la consolidation du Grand Caldas, ce qui lui valut le surnom de « Mère des Villes » puis de « Ville Lumière de Colombie ». À l'occasion de son bicentenaire, Salamina met en valeur un riche patrimoine culturel, tant matériel qu'immatériel. Classée Monument National, elle fait partie du Réseau des Villes Patrimoines de Colombie. Son territoire abrite le « Paysage Culturel du Café de Colombie », bien d'une valeur universelle exceptionnelle, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et suivi par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

D. GÓMEZ ET L'ESPRIT DE NOS TEMPS
Gómez est né à Salamina, dans le Caldas. Son œuvre est inscrite au Patrimoine culturel de la République et par antonomase au Patrimoine culturel de l'humanité. Il encourage l'identification, la protection et la préservation du « Patrimoine culturel et naturel » considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l'humanité.
Le « Comité du patrimoine mondial » de l'UNESCO, l'un des organes directeurs de la « Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel », a sélectionné ses cadrages pour illustrer la cérémonie d'inscription du « Paysage culturel caféier colombien » sur la liste du « Patrimoine mondial ». Une cérémonie qui s'est déroulée dans sa ville natale. Cela resterait pour la postérité.
En période de récession et d'incertitude, Gómez a capturé l'essence de la Salamina Bicentenaire et a documenté poétiquement l'esprit de notre époque. Au cours de la dernière décennie, il a conçu et syncrétisé l'iconographie moderne de la municipalité de Caldas, qui nourrirait par la suite la « Renaissance Culturelle » du même endroit. Beaucoup de ses prises documentaires se sont largement diffusées et sont devenues des archétypes iconiques de la « Culture Nationale Colombienne ». L'éducation, la gestion culturelle, l'iconographie patrimoniale, la photographie documentaire et l'affiche culturelle sont quelques-unes des régions communes de sa production.
L'un de ses meilleurs critiques a écrit en 2020 : « Le véritable contrepoint de ce gestionnaire culturel, documentaliste et designer visionnaire nous place devant la première œuvre classée comme « Patrimoine Historique » dont dispose la “Ville Lumière” dans toute son histoire moderne. L'incontestable influence de son art, appuyée sur ses conquêtes culturelles ainsi que sur sa trajectoire professionnelle, lui a conféré une place dans la « Mémoire » et dans le « Patrimoine Culturel de la République » qui résonne de plein droit dans le contexte du « Patrimoine Mondial », protégé et suivi par l'UNESCO. »
À ce sujet, il vaut la peine de se souvenir de ces paroles de Platon : « les choses naturelles sont aussi des œuvres d'art, mais d'art divin ». Cela implique de reconnaître les idées, l'ordre du monde, la beauté, l'image et la divinité. Cette définition peut s'appliquer à l'œuvre de Gómez, dans laquelle tous les facteurs s'harmonisent sans cesse, toujours en fonction de l'art lui-même, chargé de force et de transcendance.
Manuel Ignacio Moreno.
Directeur de la Commission des Recherches et des Postgrades,
Faculté des Sciences Juridiques et Sociales, Université de Caldas.
Date de publication : vendredi 1er février 2025
Date de dernière mise à jour : vendredi 28 février 2025
LE PATRIMOINE DE SALAMINA À L'OCCASION DU 200E ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION
Nichée au cœur des Andes colombiennes, cette ville emblématique fut un épicentre culturel et politique d'une importance fondamentale dans la consolidation du Grand Caldas, ce qui lui valut le surnom de « Mère des Villes » puis de « Ville Lumière de Colombie ». À l'occasion de son bicentenaire, Salamina met en valeur un riche patrimoine culturel, tant matériel qu'immatériel. Classée Monument National, elle fait partie du Réseau des Villes Patrimoines de Colombie. Son territoire abrite le « Paysage Culturel du Café de Colombie », bien d'une valeur universelle exceptionnelle, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et suivi par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

LES « CINQ C » DE LA CONVENTION DU PATRIMOINE MONDIAL
La « Convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel », adoptée en 1972, reconnaît que certains sites de la Terre possèdent « une valeur universelle exceptionnelle » et devraient faire partie du patrimoine commun de l’humanité. Le patrimoine est l’héritage que nous avons reçu du passé, avec lequel nous vivons aujourd’hui, et que nous transmettrons aux générations futures. Notre patrimoine culturel et naturel constitue une source irremplaçable de vie et d’inspiration. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) se consacre à promouvoir, dans le monde entier, l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité. Cette mission est inscrite dans un traité international appelé Convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adopté par l’UNESCO en 1972. Le concept de Patrimoine Mondial a un caractère exceptionnel en raison de sa portée universelle. Les sites du Patrimoine Mondial appartiennent à tous les peuples de la planète, quel que soit le territoire dans lequel ils se trouvent. À ce jour, 195 pays ont ratifié la Convention du Patrimoine Mondial et font partie d’une communauté internationale qui s’est unie dans l’objectif commun d’identifier et de sauvegarder le patrimoine naturel et culturel le plus important du monde. La Convention est unique, en ce qu’elle combine les concepts de conservation de la nature et de préservation des sites culturels. La Convention, qui met particulièrement l’accent sur le rôle important des communautés locales, sert d’outil efficace pour faire face au changement climatique, à l’urbanisation rapide, au tourisme de masse, au développement socio-économique durable et aux catastrophes naturelles, ainsi qu’à d’autres défis propres à notre époque.
1) Crédibilité: Renforcer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial en tant qu’inventaire représentatif et géographiquement équilibré des biens culturels et naturels d’une valeur universelle exceptionnelle.
2) Conservation: Garantir la conservation efficace des biens du patrimoine mondial.
3) Renforcement des capacités: Promouvoir le développement de mesures efficaces de renforcement des capacités pour améliorer la compréhension et l’application de la Convention du patrimoine mondial.
4) Communication: Développer la communication pour sensibiliser le public et encourager sa participation et son soutien au patrimoine mondial.
5) Communautés: Promouvoir le rôle des communautés dans l’application de la Convention du patrimoine mondial.


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